La photographe :
Depuis mes onze ans, âge du premier appareil photo (qui fut un " instamatic "), j'ai découvert un monde merveilleux : celui de la photographie.
Certes, la photographie reproduit le réel, mais pourtant... elle est aussi œuvre, traversée par un " point de vue ", par un regard, celui du photographe. Et devant la même scène, deux photographes réaliseront deux images absolument différentes.
Quelle découverte que la photo !
" Photographier " : écrire avec la lumière…
Elle m'a permis d'exprimer mon ressenti devant une scène,
de donner à voir (un peu) la beauté du monde,
de partager des rencontres, importantes, secrètes, exubérantes…
J'espère aujourd'hui vous donner envie de rencontrer cette vie rurale du Viet Nam. Elle est encore empreinte de simplicité et de beauté ; ses paysages sont riches du travail en cours ; on y rencontre beaucoup de monde…
L'exposition :
Le Vietnam est un pays très rural, ayant souffert de nombreuses guerres, dont une, contre les Etats-Unis, a eu un coût écologique effroyablement élevé.
Cette ruralité est essentiellement axée sur la riziculture. Cette activité, quoique très productive -jusqu'à quatre récoltes annuelles dans le Sud !- est pratiquée avec des méthodes ancestrales. L'énergie est fournie par les muscles des hommes, des femmes et des bêtes.
La culture du riz est quelque chose de très contraignant : les pieds dans l'eau, le dos perpétuellement courbé, on sarcle, on repique, on traite (un peu), le tout à la main (ou au pied !). Ce sont principalement les femmes qui font ce labeur, et souvent, l'âge venant, le dos ne se redresse plus.
Le riz demande aussi un labour et du hersage, toujours dans l'eau. Ce sont les hommes qui utilisent les instruments agricoles, tirés par des buffles (au sud, on utilise aussi le zébu).
D'autres activités complètent les revenus villageois. On sèche des arachides, des haricots noirs, des bananes… On distille des céréales, surtout du… riz ! On fait pousser des fruits, des légumes, que l'on revend au marché -là encore, on rencontre presque exclusivement des femmes derrière les étals.
La pêche a une grande importance dans tous les villages et les villes que traverse une rivière, ou un fleuve. Et c'est souvent le cas ! Les méthodes de pêche sont tout aussi artisanales, tirant à pied un filet dans le courant, ou installant un petit carrelet que l'on viendra relever un peu plus tard, on réussit à assurer sa subsistance. A condition de ne pas être exigeant…
Pour l'approvisionnement en eau des maisons, des roues à aubes sont installées dans le courant de la rivière ; du haut de la roue, part une canalisation en bambou, ouverte sur le dessus, qui amène l'eau jusqu'à la maison. Pas de moteur, pas de plastiques, pas de redevance… La simplicité même !
Quant aux petits pêcheurs de coquillages, ils vivent dans la Baie d'Ha Long, au milieu de l'opulence des riches touristes, dans de petites cabanes flottantes. Comme dans toutes les régions pauvres du monde, ils participent à l'économie familiale…
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